Sur la route entre Münsingen et Gadmen.
Sur la route entre Münsingen et Gadmen.
Karin Keller est l’une des quatre expertes en sinistres d’Helvetia. Le job de ses rêves, même s’il exige une organisation rigoureuse. Car malgré une charge de travail de 60 %, elle doit rester joignable tous les jours.
Propos recueillis par Isabella Awad Photos Jorma Müller
7h30
Gian-Luca, le fils de Karin, a quatre ans et, tout comme sa maman, déborde d’énergie. Nous sommes aujourd’hui mercredi et Karine emmène Gian-Luca à la crèche. Gian-Luca a fêté son anniversaire et Karin s’est surpassée hier en confectionnant pour les enfants un gâteau décoré avec une araignée en massepain «effrayante». Bien qu’Halloween ne soit que dans trois jours, Gian-Luca pense que se déguiser est unebonne idée et a décidé de surprendre ses copains en arrivant en costume de Batman.
8h00

Karin effectue quelques tâches administratives avant le premier rendez-vous. Les lundis et mercredis, elle prend généralement la route pour aller voir ses clients. Elle parcourt de longues distances: son secteur couvre en effet tout l’Oberland bernois, de Münsingen à Gadmen. Karin se rend ce matin à Oberhofen, chez le plombier Frutiger + Zbinden, lequel «héberge» sous son toit une famille de fouines qui se sont régalées du matériau d’isolation.
10h00

«Rosser-Tinu» (Martin Rosser), de la société AMS Austrocknungs AG, est équipé d’une caméra thermique, qu’il va utiliser pour localiser les emplacements où les fouines ont été à l’oeuvre. Karin pose des questions: quelles mesures ont déjà été prises? Quel âge a le toit? Une nouvelle toiture est-elle éventuellement à envisager? Il est décidé que le couvreur commence par soulever les tuiles et ouvre la toiture aux endroits inspectés. On verra ensuite quelle est exactement l’ampleur du dommage.
12h00

C’est l’heure de faire une pause. Karin se contente généralement d’un sandwich qu’elle mange dans sa voiture, penchée sur ses documents et pensant déjà à son prochain rendez-vous. À moins qu’elle ne soit dans la région de Thoune. Elle s’arrête alors à l’Eden Beach à Gunten et profite un instant de la vue de rêve sur «sa» montagne, le Niesen. En été, elle fait souvent quelques brasses dans le lac de Thoune ou sort le stand-up.
14h00

Karin est au téléphone avec un autre client et lui demande déjà beaucoup d’informations sur le sinistre. Une visite sur place n’est pas toujours nécessaire. En hiver, il lui est toutefois arrivé d’aller à ski constater un sinistre sur le Schilthorn. Elle ne peut se figurer un travail plus agréable, même si elle doit souvent jongler avec le temps. En tant que femme, elle a aussi appris à se faire respecter dans un domaine plutôt réservé aux hommes –grâce à ses compétences et son assurance.

Les cadeaux dans le monde
Norvège
La Scandinavie étant considérée comme la région la moins corrompue au monde, offrir dans ce pays des cadeaux coûteux risque d’être interprété comme une tentative de corruption. Pour marquer des points, il vaut mieux se contenter d’apporter des fleurs, des chocolats ou une bouteille de vin.
21h00

Karin aime par-dessus tout les voyages. Que ce soit pour mettre le cap sur l’Australie lointaine ou pour faire un voyage éclair à Paris... Roger, son compagnon, et Gian-Luca sont toujours de la partie. Les murs de sa maison sont ornés de souvenirs sous forme de photos originales. Ces derniers mois, les voyages ont été un peu mis de côté. Raison de plus pour qu’elle s’adonne à sa passion d’avant Noël: confectionner des calendriers de l’Avent. Pour son grand-père, sa maman, son compagnon, son fils et sa filleule. Ce qui veut dire: réfléchir à 120 petits cadeaux, les acheter et les emballer avec soin …
Karin Keller travaille depuis neuf ans en tant qu’experte en sinistres chez Helvetia – auparavant à 100 pour cent, et depuis quatre ans à 60 pour cent. Elle traite des sinistres dans tout l’Oberland bernois. Karin vit avec sa famille à Münsingen, dans le canton de Berne.

Karin, à qui aimerais-tu dire merci? viva remettra en ton nom des chocolats à cette personne.
Je voudrais dire merci à Ivo Matkovic. Malheureusement, il quitte Helvetia après dix ans de service. Il a été pendant toutes ces années, un collègue de travail et un ami formidable.